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Cigarette électronique : l’Intelligence Artificielle à la rescousse

Il s’en passe des choses, dans l’univers si particulier de la cigarette électronique. Si le dispositif fait aujourd’hui l’objet d’une (timide) réhabilitation auprès de la communauté scientifique pour son intérêt dans la lutte contre le tabagisme, il reste sujet à des préoccupations sanitaires majeures, notamment aux Etats-Unis. Pour rassurer les professionnels de santé et les vapoteurs, les fabricants de cigarettes électroniques misent sur l’innovation. L’Intelligence Artificielle aura sans doute son mot à dire dans la lutte contre le tabagisme dès 2021. On fait le point.

Enovap : le Français qui a révolutionné la cigarette électronique

« Apprendre » les habitudes de consommation nicotinique du vapoteur pour lui proposer une vapeur de moins en moins concentrée sur plusieurs mois. C’est le défi qu’a relevé avec brio la marque française Enovap qui a inventé la e cigarette intelligente et connectée. Pour aider les fumeurs à limiter drastiquement puis éliminer leur consommation en nicotine, Enovap a imaginé un système de sevrage à deux piliers :

  • Une application de suivi de la consommation à installer sur smartphone (iOS et Android) avec des notifications de responsabilisation et de motivation ;
  • Un algorithme qui « apprend » les habitudes de consommation nicotinique (timing notamment) et qui propose des ajustements subtils de la concentration en nicotine pour lisser les effets négatifs d’un sevrage trop brusque.

L’approche d’Enovap semble séduire les professionnels de la tech, puisque sa cigarette électronique intelligente et connectée a été élue « Meilleur Device » à la Vapexpo, médaillée au concours Lépine et lauréate du concours I-LAB organisé par la Banque Publique d’Investissement. Le développement d’Enovap est d’ailleurs soutenu par le CNRS qui accompagne le ministère de la Santé depuis plusieurs années dans la lutte contre le tabagisme.

Juul, le géant américain de l’e-cigarette en embuscade

Juul, leader mondial et géant américain des produits de vapotage, a déclaré avoir déposé en mars 2020 un brevet pour une cigarette électronique dotée d’une Intelligence Artificielle « pour accompagner les fumeurs dans l’arrêt du tabac ».  Comme Enovap, Juul propose un dispositif muni de deux réservoir : le premier contient un e-liquide avec une certaine dose de nicotine, l’autre un e-liquide 0 % (acide citrique notamment). L’idée est de fournir à l’utilisateur différentes concentrations en nicotine, de 0 % à un maximum qu’il pourra lui-même paramétré. Les variations et leur rythme devraient se baser sur les habitudes de consommation du vapoteur grâce à l’IA.

« Il y a aura un algorithme de Machine Learning pour vous faciliter les choses… vous n’aurez même pas à penser au sevrage », explique James Monsees, cofondateur de Juul. Il s’agira donc de lisser les effets négatifs du sevrage à la nicotine pour trouver la combinaison optimale entre la minimisation de la concentration en nicotine et la prévention des effets secondaires du sevrage qui peuvent impacter la vie sociale du fumeur qui tente de décrocher. Cette dynamique portée par Enovap en France et Juul aux Etats-Unis s’inscrit plus globalement dans un virage High Tech pris par l’industrie de la cigarette électronique depuis quelques années. L’innovation vient donc à la rescousse de la cigarette électronique qui continue de faire l’objet de restrictions un peu partout dans le monde.

La cigarette électronique, bientôt au centre de la lutte contre le tabac ?

Bien qu’elle contienne de la nicotine, substance responsable de l’addiction chez les fumeurs, la cigarette électronique est exempte de plusieurs centaines de produits toxiques et cancérigènes qui résultent de la combustion du tabac comme le goudron, le monoxyde de carbone et une variété de métaux lourds. Il faut toutefois noter que les e-liquides non homologués peuvent contenir des substances illicites et/ou périmées. C’est d’ailleurs ce qui a causé l’épidémie de pneumonies (qui sera par la suite baptisée « Evali ») aux Etats-Unis à l’été 2019, notamment dans les Etats de la Californie et du Texas. Les e-liquides « vendus sous le manteau » contenaient de l’acétate de vitamine E et du TCH, substance active du cannabis.

L’innovation donc, mais aussi la réglementation et l’information. En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a mis au point une base de données exhaustive pour prévenir le scénario américain. Cet outil recense les substances chimiques contenues dans l’ensemble des e-liquides autorisés en France.

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